Systeme de comptage des pays africains face a’ l’exploitation
L’exploitation des ressources naturelles dans les pays africains est une question complexe et multiforme, impliquant souvent une combinaison de facteurs qui permettent aux acteurs étrangers et même nationaux de bénéficier de manière disproportionnée de la richesse d’un pays. Bien que les méthodes puissent être légales ou illégales, elles entraînent souvent des pertes financières importantes pour les nations elles-mêmes.
Voici quelques-unes des principales façons dont les pays africains sont “trompés” sur leurs ressources naturelles:
- Flux Financiers Illicites (FFI)
C’est l’une des formes d’exploitation les plus importantes et les plus dommageables. Les flux financiers illicites sont des fonds gagnés, transférés ou utilisés illégalement, et ils drainent des milliards de dollars de l’Afrique chaque année. Ces flux sont en grande partie activés par:
Fausse facturation commerciale: Il s’agit d’une forme d’évasion fiscale dans laquelle les entreprises falsifient délibérément les prix des marchandises sur les factures. Par exemple, une entreprise exportant du cuivre d’un pays peut déclarer un prix beaucoup plus bas que sa véritable valeur marchande pour payer moins d’impôts et de redevances. La différence de valeur est ensuite cachée dans des comptes offshore.
Prix de transfert: Il s’agit d’une pratique utilisée par les multinationales pour transférer les bénéfices d’une filiale située dans un pays à fiscalité élevée (comme un pays africain) vers une autre filiale située dans une juridiction ou un paradis fiscal à faible imposition. En manipulant les prix des biens et services échangés entre leurs propres entreprises, ils minimisent leur fardeau fiscal dans le pays où les ressources sont effectivement extraites.
Corruption et corruption: Les entreprises étrangères peuvent verser des pots-de-vin à des représentants du gouvernement pour obtenir des contrats, des licences ou des allégements fiscaux avantageux. Ces transactions sont souvent non transparentes et sont conçues pour profiter à l’entreprise au détriment de l’État.
- Contrats Inéquitables et Gouvernance Faible
De nombreux contrats signés entre les gouvernements africains et les entreprises étrangères sont fortement biaisés en faveur des entreprises. Cela peut être dû à:
Faible capacité de négociation: Les gouvernements peuvent manquer d’expertise technique, de ressources juridiques ou de levier politique pour négocier des accords justes et équitables avec de puissantes multinationales.
Clauses de confidentialité: Les contrats sont souvent tenus secrets, empêchant l’examen public et la responsabilité. Cela permet l’inclusion de clauses qui accordent aux sociétés des exonérations fiscales excessives, des taux de redevances bas et d’autres concessions qui drainent les revenus du pays hôte.
“Course vers le bas”: les pays africains peuvent s’engager dans une concurrence dommageable pour attirer les investissements étrangers en proposant des taxes moins élevées et des réglementations environnementales moins strictes. Cela exerce une pression à la baisse sur les normes et les revenus, ce qui profite aux entreprises au détriment des communautés locales et de l’environnement.
- Manque de Valeur Ajoutée
Les pays africains sont souvent contraints de jouer un rôle d’exportateurs de matières premières. Les ressources sont extraites puis expédiées à l’étranger pour être transformées et transformées en produits finaux. Cela signifie que:
Perte de revenus: La majorité des bénéfices et des emplois générés par la transformation, le raffinage et la fabrication sont captés par d’autres pays. Un pays qui exporte des fèves de cacao brutes, par exemple, perd les immenses bénéfices de la vente de tablettes de chocolat.
Dépendance économique: Ce modèle crée une dépendance excessive à l’égard d’un seul produit, ce qui rend l’économie vulnérable aux fluctuations des prix du marché mondial. Lorsque le prix du pétrole ou du cuivre baisse, l’économie du pays peut faire face à une grave crise.
- Activités Illégales et Non Réglementées
Au-delà des failles juridiques, une grande partie de l’exploitation se produit par le biais d’activités illégales pures et simples, qui sont difficiles à combattre en raison de la faiblesse de l’application de la loi et de la corruption. Ceux-ci incluent:
Exploitation minière illégale et contrebande: Des groupes non réglementés et souvent armés se livrent à l’exploitation minière illégale, contournant tous les cadres juridiques et fiscaux. Les minéraux extraits sont ensuite sortis clandestinement du pays, ne générant aucun revenu pour l’État.
Pêche illégale et exploitation forestière: À l’instar de l’exploitation minière, les activités illégales dans les industries de la pêche et du bois épuisent les ressources naturelles d’un pays sans aucun avantage pour sa population ou son économie.
- La “Malédiction des ressources”
Il s’agit d’un phénomène économique bien documenté dans lequel les pays dotés de ressources naturelles abondantes ont tendance à avoir une croissance économique plus lente et des résultats de développement pires que les pays pauvres en ressources. La malédiction des ressources est souvent le résultat des facteurs susmentionnés, conduisant à:
Conflits et instabilité: La lutte pour le contrôle de ressources précieuses peut alimenter des conflits internes et des guerres civiles, comme on le voit dans des pays comme la République démocratique du Congo.
Corruption: L’afflux important de revenus tirés des ressources peut entraîner une corruption généralisée, les représentants du gouvernement et les élites siphonnant l’argent au lieu de l’investir dans des services publics tels que l’éducation, les soins de santé et les infrastructures



